V_Palerme

Mardi 3 novembre 2015

J’ai donc passé la nuit à mon hôtel de luxe avec la douche qui n’est séparée de la chambre que par une baie vitrée circulaire ce qui confirme ma première impression. Mais ça ne m’a pas empêché de dormir.

J’ai consacré ma deuxième journée à Agrigente. Pas grand chose à en dire sinon que je confirme ma première impression : les vues sur la mer, le paysage qui entoure la ville sont magiques et avec la lumière qui, en cette période n’arrête pas de changer il y a de quoi passer des heures à une terrasse à laisser son esprit s’emplir du spectacle. En gros c’est ce que j’ai fait car si la mer est visible de presque tous les points de la ville — je me suis amusé à regarder les annonces immobilières à des prix ridicules pour les parisiens et toutes, ou presque, les offres proposent une vue sur la mer — la ville en elle-même n’a pas beaucoup de charmes. Elle n’est pas laide, elle est même plutôt bien entretenue et l’abondance de travaux montre qu’il y a un réel souci d’embellissement. Non. C’est une petite ville de province autour de sa seule rue commerçante centrale, la via Atenea (Agrigente a été fondée par des grecs) à partir de laquelle se multiplient les discesa et les escalas : en gros, c’est pire qu’à Lisbonne mais presque toutes les rues sont en escalier ce qui n’est pas étonnant vue sa topographie. Je me suis quand même promené longtemps passant devant de nombreux anciens palazzi en ruine, transformés en squats ou en travaux mais ce ne sont pas eux qui font son visage. dans l’ensemble c’est assez coquet et propre mais je me suis lassé de monter et de descendre sans cesse dans un environnement qui ne propose rien de remarquable. L’esprit touriste, mais peut-on faire autrement quand on n’est dans un lieu que pour quelques heures ? J’ai donc cherché ce qui pourrait être visité. Comme partout en Sicile, il y a les églises. Sur le plan qui m’a été donné j’en ai compté treize. Donc une moindre densité qu’à Palerme. J’en ai visité trois : la cathédrale au sommet de la ville, la chiesa dei greci et l’église du purgatoire et de San Lorenzo. Rien à voir avec les églises de Palerme ce qui me confirme dans l’opinion qu’elles sont exceptionnelles.

La cathédrale, le duomo est un grand machin pompier qui présente quand même un chœur et un plafond intéressant. Le chœur représente le paradis, en fait un grand nuage doré dans lequel, autour de tableaux, nagent des bancs de putti, peut-être des angelots. En fait comme la cathédrale est en travaux, je n’ai pu voir tout cela que de loin. Dommage mais j’ai l’impression qu’hors saison touristique les travaux se multiplient.

La chiesa dei Greci, très modeste, est intéressante parce qu’elle est construite sur un temple grec dont on peut visiter les fondations et qui est visible à travers un plancher de verre ce qui est une très bonne idée de restauration. Ceci dit, c’est vite vu. Il y a quand même un fragment intéressant de fresque du quatorzième siècle sur un des murs mais il est peu visible.

Enfin celle du Purgatoire et de San Lorenzo, une église baroque comme il y en a tant à Palerme mais beaucoup plus pauvre. La décoration en stuc est un peu parsemée dans son espace. Le meilleur souvenir : le café lungo sur la place avec Murakami.

Pour Palerme, le train a pris vingt minutes de retard.