Difficile de tenir un journal de voyage sans parler un minimum du lieu où on se trouve et maintenant avec dix journées de recul je commence à avoir un peu une idée de ce qui fait Naples.

La ville est construite pour l’essentiel entre le port et deux collines assez raides : le Vomero et le Capodimonte. Pour l’essentiel la partie envahie de touriste de la vieille ville entre la gare centrale et la via Toledo, ainsi que le quartier du port sont assez plats mais tout change vite lorsque l’on sort de cette zone, on trouve alors assez souvent des pentes raides et des escaliers d’où trois funiculaires et quelques ascenseurs publics. Le quartier envahi de touriste où on a beaucoup de mal à circuler est celui entre la via Duomo et la piazza Dante. Ce n’est pas le plus intéressant même s’il y a comme partout à Naples quelques beaux restes de Palazzo dans l’ensemble assez abîmés (et je me dis chaque fois que je les vois que tout pourrait être tellement plus beau si la ville obligeait, comme à Paris, à faire des ravalements réguliers. Mon loueur par exemple est un industriel qui possède de famille l’ensemble de l’immeuble aux escaliers de marbre et aux appartements parfaitement entretenus. Je suis persuadé qu’il pourrait payer sans problème un ravalement… Mais passons…) et de nombreuses églises la plupart fermées parfois même en ruines. Pourtant il y a de nombreux autres quartiers intéressants à Naples et, pour ma part, je recommande de monter aux catacombes de San Genaro par la via Sanita qui est une rue très vivante et très napolitaine, on y passe facilement une demi-journée. Parmi tous les lieux religieux, ceux qui m’ont vraiment intéressés sont : Santa Restitude à l’intérieur d’un Duomo sans intérêt, Dona Regina vecchia à l’intérieur de Dona Regina, Santa Chiara et la Certosa de San Marino sur le Vomero et sous le Castel Nuovo où on monte par un petit funiculaire à partir d’une rue également très vivante, la via Montesanto. Personnellement je prends beaucoup de plaisir dans mes marches méditatives au cœur des vieilles rues qui s’enchevêtrent sur les pentes à me laisser porter par l’atmosphère, surtout quand il fait beau comme aujourd’hui, et à m’arrêter dans un petit café à boire un expresso lungo, ce qui veut dire environ un quart de tasse. Une autre église est recommandée par tous les guides : San Severo au cœur de la vieille ville. Certes c’est un très beau bijou baroque mais il y a souvent des queues d’attente interminable et le prix d’entrée est le plus cher de tous les monuments de Naples que j’ai visité. De plus, ce qui me déplaît fortement il est interdit de photographier mais… la surveillance napolitaine n’est jamais très sérieuse. Le palazzo del’ovo comme le palais angevin valent surtout par leur emplacement, le palais royal est un palais royal comme tant d’autres, le petit cabinetto segreto du Musée National Archéologique est intéressant et, si on aime les marbres, les mosaïques et le fresques antiques, il ne faut pas le rater. Mais… là aussi, attention aux queues qui, certains jours sont dissuasives. Quant à la nourriture : pizze, pizze, pizze, généralement bonnes, les restaurants sont moins faciles à trouver. J’en parlerai un autre jour.