Il fait chaud, Gran Via je m’assied sur un banc à l’ombre pour me reposer et regarder les passants. Deux jeunes femmes d’environ trente ans viennent s’asseoir à côté de moi et ne tardent pas à engager la conversation. Ce sont des rennaises en voyage de week-end à Madrid, elles na parlent pas espagnol et ne connaissent pas du tout la ville ; on parle de choses et autres. Je leur dis que je suis là pour un mois. Ça les intéresse, je crois qu’elles ne s’opposeraient pas à ce que je leur offre un verre et leur serve de guide pour la soirée. Derrière le Retiro, je cherche la librairie française rue Duque de Sebos, ne voulant pas avoir l’air de draguer, je m’adresse à une femme d’une soixantaine d’années qui semble hésiter. Aussitôt deux autres se précipitent, une d’environ vingt ans et une d’environ trente pour répondre avec amabilité à ma question. Voilà des satisfactions bien modestes, mais…

Aujourd’hui, je voulais me reposer, ne pas sortir ou presque, aller lire un journal au soleil Puerta del Sol puis, finalement je me suis laissé entrainer par mes pieds d’abord pour aller à la librairie française qui se situe derrière le Buen Retiro dans un quartier d’habitations récentes sans grand intérêt qui pourrait être n’importe où dans le monde (ou presque…). Depuis que j’ai élargi ma zone de curiosité, j’ai de plus en plus l’impression que la partie intéressante n’est que le relativement petit centre. Pour le reste, de vastes avenues autoroutes et des cafés et commerces conventionnels qui ne donne pas très envie de pousser plus loin. Mais peut-être y a-t-il des lieux merveilleux que je trouverai un jour par hasard. Les villes savent parfois surprendre… Au passage, Plaza de Cibeles, je n’ai pu résister à entrer dans le curieux bâtiment appelé Centro Centro, un centre culturel de la ville où il y des expositions mais rien de bien intéressant. Par contre son cinquième étage est une vaste salle où on peut s’installer pour travailler en utilisant Internet. Il est calme, silencieux, il n’y a pas grand monde. Un lieu à recommander pour qui veut être tranquille à Madrid. Il semble aussi qu’y sont donnés des concerts et notamment, le 27 ami, un Rebel-K Festival sous titré Musique Future ? J’irai peut-être. Bon, traversée du Buen Retiro jardin qui fut autrefois celui d’un Palais Royal construit au dix septième siècle et fortement dégradé sous l’occupation napoléonienne  et dont il ne reste rien pour atteindre la librairie française qui, quand j’y arrive est fermée. Il me faudra donc revenir. Au retour, toujours par le Retiro, j’en profite pour passer par la splendide verrière pour voir l’exposition Rosa Barba dont j’avais bien aimé une exposition au CPAC de Bordeaux en novembre. Ici, son travail est totalement décevant : quatre ou cinq petits panneaux de verre coloré qui font sur le sol des taches de couleur. Alors que son esquisse de présentation promettait un jeu de lumière fascinant et que l’idée de jouer avec la lumière de cette immense verrière, le résultat est médiocre pour ne pas dire nul. En rentrant, je rentre en passant devant le Prado : il n’y a personne, pas du tout de queue et pourtant le musée est bien ouvert et  que la chaleur revenue devrait inciter les touristes à se mettre à l’abri dans la fraicheur de ses grandes salles et profiter des centaines de merveilles qui y sont accrochées.