Parmi les curiosités de Madrid, figure ce temple destiné au dieu Amon et qui a été déplacé, comme tant d’obélisques, depuis Debod (ne me demandez pas où ce lieu se trouvait exactement, ce que je sais c'est que c'est un don de l'Égypte à l'Espagne après la construction du barrage d'Assouan). Situé, dans un agréable jardin, au bord du versant assez élevé du Manzanares, il domine l’énorme Parco de la Casa do Campo, vue qui donne l’impression fausse que Madrid est entouré de forêts. C’est un joli petit temple posé sur deux bassine et je me réjouissais de le visiter sauf que… sauf que, comme d’habitude, je ne me suis pas renseigné avant d’y aller et qu’il est, comme tous les musées ici, fermé le lundi. Bis repetita placet, j’y retournerai. Du coup j’en ai profité pour visiter encore plus la partie nord de Madrid, au delà de la Gran Via puisque Lavapiès est au sud. Bien sûr, même après avoir marché quatre heures, je n’ai fait que l’effleurer car cette ville, est au moins aussi étendue que Paris ou Londres mais j’ai été surpris de voir que, dans la partie que j’ai parcourue, il y avait une ambiance architecturale plus espagnole comme si la guerre civile avait fait moins des destructions qu’au sud. On y trouve notamment de nombreuses églises, des couvents et comme partout ailleurs de nombreuses petites places amis qui dans ce quartier semblent davantage « villageoises ». Je suis notamment tombé par hasard sur la Plazuela de los Commendatores, une place très sympathique où il y avait un marché aux céramiques avec beaucoup de stands aux productions variées, mais curieusement, sur la carte que j’ai achetée, cette place ne figure pas, ni la rue des Quinones qui y mène. Trop de petites rues certainement et, pour les touristes, les grandes suffisent. De toutes le villes que j’ai assez longuement fréquenté, Madrid est sans aucun doute celle où il y a les plus de cafés, et presque autant de terrasses car il faut vraiment que le temps soit exécrable pour que les madrilènes s’enferment dans les salles de restaurant ou de café qui sont, d’ailleurs, la plupart du temps minuscules ou inexistantes. Je m’étais aussi renseigné sur les tr ès bons restaurants de Madrid et ils sont tous au nord, souvent beaucoup trop loin pour que j’y aille à pied. En tous cas aucun n’est signalé dans le quartier où je réside et aucun non plus au centre. Je ferai peut-être l’effort d’aller un soir au plus proche (4 km tout de même, mais au pire je reviendrai en taxi).

Pour le reste c’est encore la fête de la San Isidro, toujours aussi familiale Pour l’essentiel les madrilènes se promènent en famille entre la Gran Via et le quartier de San Isidro en passant par la Plaza Mayor avec de plus en plus de familles en costume castillan. Il paraît qu’il y a eu une procession aujourd’hui mais je ne sais pas où et ne m’en suis guère soucié. L’essentiel : le soleil est revenu et je bronze. Ce qui, à mon âge, est une occupation à plein temps.