Le temps est médiocre presque un peu frais et demain il devrait pleuvoir. J’amène mes amis qui repartent demain au parc du Retiro, le très grand jardin, parfaitement entretenu, soigné même, qui se trouve derrière le Prado et qui offre de superbes lieux de promenade. D’abord la roseraie, merveilleuse de parfums et de couleurs avec un très grand nombre de variétés de roses. Si je m’écoutais, je n’arrêterais pas de photographier bien que sachant l’inutilité de toutes ces photos. Ensuite un autre jardin, dans le jardin, près de l’ancienne station météorologique où des paons crient et se pavanent. Puis, bien entendu, le très grand bassin (lac ?) que domine le monument à Alphonse XIII et sur lequel les madrilènes et les touristes viennent canoter. Petit café à une des nombreuses buvettes du parc, visite du Palacio de Velasquez (rien à voir avec le peintre, Velasquez est ici le nom de l’architecte qui a conçu ce lieu d’exposition annexe du musée Reina Sofia) pour terminer par la grande et splendide verrière appelée Palacio de Cristal où se prépare une exposition Rosa Barba devant ouvrir le 17 mai. J’y reviendrai certainement. Enfin sortie du côté du Prado. Il faut compter une bonne heure et demie pour faire ce parcours mais on ne s’y ennuie jamais.

Retour au centre. Pause, puis nous allons rôder du côté de la colegiata de San isidro, quartier historique de Madrid, San Isidro étant le saint tutélaire de Madrid et sa fête se célébrant ici du 13 au 15 mai. J’en parlerai donc ces jours-là. C’est un quartier très populaire avec en son centre de grandes halles dont je n’ai pas retenu le nom. Je dois avouer que je suis obligé de réviser un peu mes premières opinions : si Madrid n’est pas une belle ville, cette ville renferme en elle, souvent peu connues, de charmantes petites places toutes avec terrasse où on sent qu’il fait bon vivre. Sur la place San André, l’église du même nom est la première que je trouve avec un décor baroque séduisant entourant le chœur même si le reste du bâtiment conserve l’austérité sobre de la plupart des églises de cette ville où j’ai essayé de trouver quelque beauté. À côté de cette église un tout petit musée, rouvert en avril dernier et extrêmement bien conçu, très didactique avec de nombreuses explications interactives, le museo Origines qui, comme son nom l’indique, présente les origines de Madrid depuis la préhistoire jusqu’aux alentours du dix septième siècle. Si nous n’étions pas tombés dessus par hasard, je n’y serai certainement pas allé et pourtant nous n’avons absolument pas regretté la petite heure que nous y avons consacré. Retour par des petites rues aux nombreux escaliers vers l’Opéra sans charme et la Puerta del Sol, centre de la vieille ville. Et, vers vingt heures trente, heure normale du début du dîner à Madrid, nous terminons notre journée au restaurant Sistreria toujours aussi bon et pas cher. Hier nous avons mangé au Central, très bien d’ailleurs, au Café Central, Plazza del Angel qui est aussi une boîte à Jazz, dans un quartier assez pittoresque. Le jazz, très classique, sans invention, n’était pas à la hauteur de la cuisine mais leur programme change toutes les semaines. Je ferai sûrement un autre essai avant de quitter Madrid.