V_Lisbonne

28 avril 2014

Lara et Lionel partent aujourd’hui. leur séjour aura été très court. Ils emportent des pasteis de nata de Belem qui est, paraît-il la pâtisserie suprême pour les portugais. Si mes amis parisiens veulent goûter, il y a une petite boutique dans le Marais, rue Ste Croix de la Bretonnerie, près la rue Vieille du Temple,  qui les fait aussi bien, mais en trois fois plus cher. La pâtisserie portugaise est médiocre. J’ai essayé plein de gâteaux et suis chaque fois déçu. Il y a en effet ces pasteis qui ne sont pas mal, sorte de flans dans une petite coque de pâte feuilletée, mais la seule qui me plaît vraiment, c’est un gâteau entre la tarte tatin et le kouign amann qui s’appelle le « folhar de olhao ». On n’en trouve pas partout, ni tout le temps, mais, pomme, beurre et cannelle, j’adore… Par contre, questions calories…

J’essaie de contrôler bien que je sois gourmand, je me suis fait du riz aux poivrons pour midi et du porc à l’alentejano pour le soir. Il est vrai qu’entre temps j’ai entamé ma période vélo lisboète. J’ai en effet loué un vélo et suis parti un peu plus de trois heures direction le Parque dos Naçoes dont je n’arrête pas de parler et qui me séduit encore plus. L’après-midi, il faisait vingt cinq degrés à l’ombre, donc encore une journée presque estivale. Vélo le long du Tage. Les vélos de location ne valent pas les miens, ils sont plus proches des vélib, assez lourds mais pour cette promenade ça faisait l’affaire. Entre la Praça do Comercio et le Parque dos Naçoes, il y a une ciclovia presque continue. Parfois au bord du Tage, parfois entre la routes des camions des docks et la route très passante de l’autre côté mais c’est quand même une route cyclable. S’il n’y avait pas leurs fameux pavés de temps en temps, elle serait assez roulante. Dès qu’on arrive au parc, c’est un plaisir sans mélange. Le métro arrive à peu près au centre, donc je n’avais pas vu la partie sud qui est presque entièrement réservée aux habitations. La vie doit y être très agréables : bords du Tage, Marina, jeux pour enfants, jardins, bistros, restaurants, cinéma, théâtre, ballet national, océanorium, etc. Pas étonnants que les jardins soient pleins d’écoles qui jouent à des jeux divers. Je n’ai pas pu résister au plaisir de m’y arrêter pour lire une demi-heure.

Au delà du parc, et de l’hôtel Myriad, il y a un autre parc, plus modeste, plus petit mais là aussi avec buvette et stade de skate. Personnellement je suis assez admiratif devant la façon dont les portugais ont récupéré l’exposition universelle, ils ont vraiment réalisé un très grand espace où il fait bon vivre. J’avais oublié mon appareil photo, j’y retournerai. Quoique, mes photos…

Au-delà encore, on tombe dans une banlieue indéfinie, je n’ai pas réussi à savoir vraiment où j’étais car on passe de terrains vagues en terrains vagues et en parkings. La prochaine fois, j’irai voir plus loin.

En rendant mon vélo, une petite satisfaction d’orgueil : comme le garagiste essayait de me parler en anglais, la caissière lui a dit « o senhor fala portugues », façon bien portugaise, un peu solennelle de dire « il parle portugais ». Donc je progresse et il est vrai qu’on ne me répond plus systématiquement en anglais ou en français. Donc, je progresse… Il n’y a donc pas d’âge pour cela.